Référendum Catalan : les manifestants refusent un ‘’retour en arrière’’

« Il n’y aura pas de retour en arrière », promet Miriam Lao, une dirigeante d’entreprise de 35 ans qui s’est jointe aux centaines de milliers de Catalans manifestant mardi à Barcelone.

« Nous sommes ici pour protester contre les charges policières de dimanche (…) ils nous ont frappés alors qu’on était juste assis, les mains en l’air. J’ai encore sur la jambe la trace d’un coup de matraque et en tête l’image des grands-mères au visage en sang », raconte à l’AFP cette indépendantiste de gauche au milieu du vacarme des fanfares, des concerts de casseroles et de l’hymne nationaliste « L’estaca ».

« Si à Madrid ils ne reconnaissent pas ce référendum de dimanche, qu’ils nous en donnent un autre. Mais qu’on nous écoute! » s’emporte-t-elle.

« Dehors les forces d’occupation », « Les rues seront toujours à nous » : deux slogans entonnés par une foule de Catalans de tous âges qui donne l’impression de vivre déjà « son » émancipation.

A Madrid, le porte-parole du parti conservateur au pouvoir a comparé les dirigeants séparatistes catalans à des « nazis ». De quoi faire bouillonner un peu plus le sang de Jordi Marti Bautista, 68 ans, retraité des Douanes et électeur du parti d’extrême gauche indépendantiste CUP, qui s’étrangle: « Je suis un ancien prisonnier politique de 1970 en tant qu’anti-fasciste » au temps de la dictature de Francisco Franco (1936-1975).

 

Avec l’AFP

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