Comores : le président annonce de probables élections anticipées pour 2019

Le président des Comores Azali Assoumani a secoué la scène politique de l’archipel en annonçant coup sur coup une réforme des institutions et une probable élection présidentielle anticipée dès 2019, à laquelle il entend bien se présenter.

Elu en 2016 pour un mandat non renouvelable de cinq ans, M. Azali, un ancien putschiste, a d’abord dévoilé samedi soir la tenue en juillet d’un référendum constitutionnel destiné à modifier l’organisation des pouvoirs publics, dont vraisemblablement la présidence.

« Je propose un processus de modification (de la Constitution) pour assurer la stabilité et le développement du pays », a-t-il déclaré lors d’une allocution radiotélévisée.

Dès le lendemain, il a profité d’une visite de terrain à Anjouan, une des trois îles de l’archipel de l’océan Indien dont il est originaire, pour évoquer la tenue d’élections anticipées.

« Le chef de l’Etat a indiqué que si le référendum sur les modifications constitutionnelles était approuvé, il y aurait une série d’élections et qu’il serait lui-même candidat », a confirmé lundi à l’AFP un de ses conseillers.

« Il n’y a pas de doute, il faut s’attendre à une nouvelle élection présidentielle », a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat.

Une source proche du palais présidentiel de Beït-Salam a confirmé à l’AFP que ce scrutin aurait « probablement » lieu dès le premier trimestre de l’année prochaine.

Azali devrait tenir une conférence de presse lundi en fin de journée, selon la même source.

Lors de son discours samedi soir, le chef de l’Etat n’a donné aucun détail sur la réforme institutionnelle qu’il envisageait. « Il s’agit d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de notre pays (…) et d’assurer un meilleur avenir à notre peuple », a-t-il déclaré.

 

Avec l’AFP

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